Le Diester, un biocarburant pas comme les autres?
Contraction de diesel et ester, le Diester est le résultat d’un mélange entre biodiesel et gazole. Le biodiesel lui-même résulte de la réaction entre une huile végétale, obtenue pour l’essentiel à partir de colza ou de tournesol, avec un alcool. Plus scientifiquement, le Diester est un ester méthylique obtenu par réaction chimique (selon un procédé appelé transestérification) avec un alcool léger et des matières grasses. Plus communément, le biodiesel (et donc le diester) est assimilé à un biocarburant.
Le problème, c’est que les biocarburants n’ont aujourd’hui plus très bonne presse, leur bilan environnemental (du début jusqu’à la fin de la chaîne) s’avérant étude après étude de plus en plus négatif. Aussi, Proléa, la coopérative agricole française qui produit le diester, lance donc, à l’occasion du mondial de l’automobile, une campagne de communication grand public pour s’expliquer. Un site dédié, http://www.faiteslepleindavenir.com, permettra d’éclairer les internautes sur ce qu’est le Diester et d’apporter des réponses à toutes leurs questions. Après une période de quasi hystérie pour ce qui avait trait aux biocarburants, des analyses approfondies (Banque Mondiale pour la dernière en date) ont mis en doute la capacité des biocarburants à répondre aux besoins énergétiques en matière de transports sans nuire aux prix alimentaires ou à l’environnement.
A ces critiques, Proléa, par son opération médiatique, tient à rappeler que la filière Diester ne se substitue pas à des terres destinées à la production alimentaire. Proléa revendique même la pratique d’une agriculture raisonnée. Si l’on en croit wikipédia d’ailleurs, le colza prélève les nitrates présents dans le sol et les rend en partie disponibles pour les céréales suivantes( donc moins de nitrates dans les nappes phréatiques); ce même colza permet de lutter contre les maladies céréalières et contre les mauvaises herbes avec plus d’efficacité ; enfin, la culture du colza et du tournesol – placées en "tête de rotations" – permettent de réduire les doses d’engrais et de produits phytosanitaires nécessaires pour les céréales cultivées après.
Côté bilans énergétique et environnemental, un rapport de 2007 de Price Waterhouse Coopers indique que le Diester restitue 3,7 fois plus d’énergie que ce qui est utilisé pour sa production (en tenant compte de l’énergie consommée depuis la fabrication des semences, produits phytosanitaires, engrais, jusqu’à l’utilisation du Diester dans les véhicules)..sans oublier que des progrès sont toujours possibles: la filière escompte à court terme un bilan égal à 5 grâce à l’optimisation de la culture et des étapes de transformation. On ne le répètera jamais assez: il n’existe pas (encore) de solution idéale pour s’affranchir du pétrole. Le diester , s’il n’échappe pas à la règle, demeure tout de même une solution parmi d’autres pour contenir le réchauffement climatique à court terme surtout si l’on considère qu’il produit 3,5 fois moins de gaz à effet de serre que le gazole !











































































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