OGM : les rendements ne sont pas au rendez-vous
Un rapport de l’Union of Concerned Scientists (UCS), s’appuyant sur l’analyse de statistiques officielles du Département américain de l’agriculture et publié mardi, met en évidence le faible impact du maïs et du soja OGM sur l’accroissement des rendements à l’hectare aux Etats-Unis. L’essentiel des progrès réalisés provient en fait de l’amélioration des techniques agraires conventionnelles.
“Jusqu’ici les performances des cultures génétiquement modifiées pour accroître le rendement sont modestes et ce malgré les efforts considérables mis en oeuvre”, écrivent les auteurs de cette étude qui ont porté leur attention sur le rendement de trois céréales génétiquement modifiées : un maïs et un soja tolérants aux herbicides et un maïs résistant aux insectes.
Il ressort de l’étude que seuls 3 à 4% du gain de production sur un total de 24 à 25 % est attribuable aux maïs Bt, l’essentiel du gain étant dû aux autres méthodes d’amélioration des cultures de maïs. Les chercheurs ont calculé que la contribution du maïs Bt à l’accroissement des rendements depuis sa commercialisation en 1996 n’a été que de 0,2 à 0,3% par an.
Pour le soja transgénique, dont la production moyenne par acre s’est accrue de 16%, le gain attribuable aux OGM était quasi-inexistant.
A titre de comparaison, les auteurs de l’étude soulignent que la production moyenne de blé par acre a augmenté de de 13% environ entre ces deux mêmes périodes de référence sans pour autant qu’il y ait du blé transgénique de commercialisé.
“Il n’y a aucune culture transgénique ayant permis un accroissement réel du rendement et seul le maïs Bt a montré dans une certaine mesure de plus grands rendements d’exploitation”, ajoutent-ils en s’interrogeant sur la sagesse de consacrer autant d’investissement dans cette technique qui pourrait également présenter des risques pour l’environnement.
Alors, faut-il définitivement enterrer les OGM ?











































































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