Projet Desertec: le soleil du Sahara pour chauffer l’Europe
Un consortium de 12 entreprises européennes a dévoilé lundi à Munich les contours du projet Desertec visant à utiliser l’énergie solaire des déserts africains pour assurer une partie des besoins énergétiques de l’Europe et une grande partie de ceux des pays producteurs.
Le projet passe par la construction de centrales thermosolaires interconnectées qui seraient capables d’assurer 15% des besoins énergétiques de l’Europe d’ici 2050. A ce réseau, pourraient également se raccorder parcs éoliens, centrales géothermiques ou hydroélectriques. Les initiateurs du projet Desertec, le Club de Rome et la Trans-Mediterranean Renewable Energy Cooperation (TREC) indiquent que l’électricité ainsi produite pourrait être alors transportée par des lignes de Courant Continu de Haute Tension (CCHT) en ne subissant des pertes de transmission qui n’excéderaient pas les 10-15%.
Dans une étude, le Centre spatial allemand estime à près de 400 milliards d’euros le coût total du projet, dont 45 milliards pour le seul réseau de transport. Cette même étude a démontré qu’en occupant moins de 0.3% de la surface entière désertique de la région Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) par des centrales thermiques solaires, il serait possible de produire assez d’électricité pour satisfaire aux demandes actuelles en énergie de l’Europe et de la région MENA, tout en répondant aussi à l’augmentation de la demandes dans le futur.
Le consortium estime quant à lui que le projet est suffisamment réaliste pour d’ores et déjà se lancer dans l’élaboration de plans d’exploitation concrets et de projets de financement associés, ainsi que dans le lancement de préparatifs industriels pour la construction d’un grand nombre de centrales solaires thermiques interconnectées et réparties dans toute la région MENA.
pour en savoir plus: www.desertec.org
Comments
Comment from Dipl.ing. Madjid BOUDJEMA
Time 15 novembre 2009 at 20:09
Moi je suis qlq qui s’occupe de l’energie solaire mais pas dans le sens vue par les européens qui concerne le transport de cette energie vers l’Europe. Moi je veux que cette energie soit utiliusée en Algerie pour combattre la polution qui a pris des proportions alarmante. Mois je vois des systèmes ponctuels des maison avec energie solaire ou des villages et des villes avec cette energie. mois j’imagine des batterie d’énergie d’un autre genre je vois des villes et des villages sans réseaux des poteaux d’éclairage sans cables pendant sur nos têtes des usines autonomes des maisons autonomes des humains autonomes des appareils électriques fonctionnant avec une tension de 12V. moi je cherche des interlocuteurs techniciens et savant dans ces domaines.
Comment from ABRA
Time 11 février 2010 at 16:23
Salutations etmerci à nos deux compatriotes qui voient juste.
moi je suis en plein ds le PV et je peux vous etre utile en vs donnant des idées concernant mon installation domestique,malheureusement limitée ,mais au moins une aiguille ds une botte de foin!
Email: brabellal@gmail.com
Comment from Arezki
Time 26 juin 2011 at 0:33
Le mot Soleil commence bien par “Sol”,quoique c’est juste une coincidence, mais il signifie pour moi personnelement une connexion que la nature donne à l’etre humain de demain grace au soleil, qui le nourira à travers deja sa chaleur et ensuite à travers son energie.
Pour se faire, l’Algérie doit impérieusement présenter une vitrine politique plus rationnelle et plus transparente, les argentiers occidentaux sont loin d’etre des êtres munis d’oeilleres, et ne depensent un sou que s’ils savent à l’avance en tirer des dividendes.
Ils lorgnerons sur des états politiquement fréquentables et aux bases sereinement verifiées,il est donc venu pour nous Algeriens le temps de clarifier aux autres notre fréquentabilité et nous devrions dés aujourdhui nous dire entre nous, que nous avions confisqué l’avenir de nos parents, que nous avions confisqué notre propre avenir à nous; mais que nous n’avons nul droit de confisquer l’avenir de nos enfants, car leur avenir ne se basera pas sur des richesses palpables telles que le petrole ou le gaz , même si une partie infime à bel et bien reussi à la confisqué à une majorité, mais ce jeu ne doit pas continuer en leur confisquant même les rayons du soleil.
J’ai peur un jour dans le futur, imaginez le que quelqu’un de puissant dire à un faible ” Mais bon sang degage de la , tu genes la pose de mes capteurs solaires”.
Capables de cela, nous devrions des aujourdhui nous mobiliser afin que ce jour n’arrivera pas.
Et Hélas !!!!!!!!!!pour notre caste vieillissante politique nous leur disons ” laissez l’avenir se faire par les gens qui sont concernés et qui sont bien sur les jeunes.
Nous y arriverons, soyez en certains.











































































Comment from Abrahs
Time 27 juillet 2009 at 16:22
L’Algérie opte pour le projet ‘Desertec’, un projet énigmatique
Produire de l’électricité à partir du soleil est un rêve d’enfant que les européens veulent réaliser à l’échelle planétaire. Le projet Desertec est née de l’idée qu’une pénurie d’énergie fossile et fissile se dessine à l’horizon proche, la baisse et la hausse des prix du pétrole sont devenus propriété des charlatans, la facteur énergétique de certains pays européens devient impayés, les guerres du pétrole s’annoncent un peu partout etc. L’idée de reprendre ce rêve d’enfant a prit naissance chez un groupe de responsables et d’entreprises allemandes qui pensent que le soleil appartient à toute l’humanité et chaque personne doit bénéficier gratuitement de cette énergie, sans payer un sous. Le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) a mené de menus études techniques, financées par le Ministère allemand fédéral de l’Environnement. L’étude a permis de conclure qu’en moins de 6 heures, les zones désertiques du globe reçoivent du soleil la quantité d’énergie que l’humanité consomme en une année. La fondation Désertec s’est ainsi lancé le défi d’exploiter cette énergie inépuisable à un coût raisonnable et prendre en charge ce vaste projet par des fonds récoltés chez les plus riches de la planète. Le projet prévoit la construction de vastes centrales solaires thermiques à concentration (CSP, en divers points d’Afrique du Nord et du monde arabe). Les études ont montré qu’il suffirait d’installer des champs de collecteurs solaires sur environ 0,3% des surfaces désertiques du globe pour couvrir l’ensemble des besoins mondiaux en énergie. En complément, il est prévu d’exploiter l’énergie éolienne le long de la côte marocaine et en Mer Rouge, et d’utiliser d’autres techniques solaires telles que le photovoltaïque concentré. Douze grandes entreprises européennes, en majorité allemandes, ont crée un consortorium de bureau d’études. Un bureau doté d’un budget de 1,8 million d’euros pour élaborer des plans d’investissement réalisables au cours des trois prochaines années sur l’énergie solaire en provenance du monde arabe et probablement d’Afrique (pour le moment les pays d’Afrique noire n’y figurent pas dans le programme ‘Desertec). Le consortium fondé est mené par le réassureur Munich Re et la fondation Desertec. Il rassemble les géants allemands de l’énergie E.ON et RWE, la Deutsche Bank, le conglomérat Siemens, des fabricants de solaire comme l’espagnol Abengoa Solar, et enfin le groupe agro alimentaire algérien Cevital. Le projet, devisé à 400 milliards d’euros (environ 600 milliards de francs), doit permettre à l’Europe d’obtenir une importante source d’énergie non polluante et lui permettre donc de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre et aussi sa facture. Reste que ce projet porteur d’avenir pose encore de nombreuses questions, comme les lieux d’implantation de ces installations, le coût du courant produit, le bénéfice qu’en tireront les pays arabes, le manque de stabilité politique dans presque toutes les régions productrices et, même, le financement de ce projet. Reste aussi à connaître l’implication des Etats et ce même si la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont chaudement salué l’initiative. Car Angela Merkel a aussi exprimé ses doutes quant à la participation d’autres pays européens que l’Allemagne, car à présent les opinions des 27 divergent sur l’adoption d’une politique énergétique globale de l’union. A savoir que le projet «Desertec», d’un coût global de 400 milliards d’euros, vise à fournir, d’une manière durable aux pays de ‘zone d’ombre’ de l’énergie solaire gratuitement à partir d’un monde plus ensoleillé, mais mal éclairé. Le procédé industriel de ce moyen de se procurer de l’énergie ‘facile’ porte sur la production d’énergie électrique par des centrales thermiques solaires. Soustraire massivement de l’énergie à la nature sans penser aux conséquences écologiques qui peuvent être dramatiques pour les pays qui habiteront ces champs de verre. Le projet Desertec prévoit aussi des parcs éoliens au large de cette région d’Afrique et du nord, notamment sur les cotes pour diminuer de peu la vitesse du vent. alors que l’énergie soustraite à la nature devrait être transportée aux centres de recharges européens par des lignes de transport de travées de haute tension et de courant direct (HVDC).Le projet prévoit aussi la construction de plusieurs centrales solaires de taille moyenne entre 50 et 200 MW sur une vingtaine de sites s’étendant du royaume du Maroc au royaume d’l’Arabie saoudite, les européens veulent diversifier leurs points d’approvisionnement dans des lieux amis. Le coût de cet investissement a été estimé à 400 milliards d’euros jusqu’en 2050, dont 350 milliards d’euros pour la construction des centrales et 50 milliards pour les lignes de transmission nécessaires, selon Siemens. Mais cela mettra des années pour convertir totalement leur mode énergétique, passer du fossile au solaire ce n’est pas tache facile, alors que la pénurie de l’énergie conventionnel s’annonce pour demain. Cela risque que ce chantier-fiction de reconversion des énergies risque de ne pas être achevé à temps. Alors à cet effet, nous interpellant les responsables de tenir bon aux tentatives européennes qui cherchent à détruire notre développement certaine par l’énergie conventionnelle (fossiles et fissile) que nous possédons en abondance. Développé pour la première fois dans les années 1970, le concept «Desertec » a été relancé à partir de 2000 et fait actuellement l’objet «d’intenses débats», au niveau européen. Les premiers essais complets du projet Desertec, ça se passe ici chez nous en Algérie à la centrale hybride de Hassi-R’mel, alors nous devions être les premiers à bénéficier de la plus grande cote part du projet Desertec. Le Maroc enfant gâté de l’union européenne vient de bénéficier trois (3) fois plus de centrales de concentration que l’Algérie qui possède une surface fortement ensoleillée six (6) fois plus grande que celle du Maroc. C’est une manière de l’impérialisme européen d’investir dans les conflits entre pays frères ? Dans le même sens que le premier, une nouvelle initiative de complémentarité «Desertec II», qui comprendra un nombre d’entreprises de renom, a été mise en place avec pour objectif de développer, à moyen terme, «un concept technique et économique pour l’énergie solaire de l’Afrique», a-t-on expliqué. D’après des données contenues dans l’étude, la production mondiale d’électricité devrait passer de 21.000 Térawatt/heure (TWH) en 2008 à 37.000 TWH en 2030. Le transport de l’électricité jusqu’à l’Europe en serait notamment la raison, compte tenu qu’acheminer 1 GW coûte environ 250 millions d’euros sur 1000 km. Pour l’instant, le projet ne serait donc pas rentable, mais les experts misent sur la raréfaction annoncée des énergies fossiles ou le prix du baril de pétrole dépassera les de 400 dollars, le baril pour s’assurer que ‘Desertec’ sera rentabilité. Dans pas moins de 20 ans, peut être l’idée se murira et l’électricité solaire pourrait ainsi être l’une des plus intéressantes pour l’occident industrialisé. Quant à la technologie utilisée, il s’agirait de l’énergie solaire thermique : des miroirs paraboliques produisent de la vapeur d’eau à très haute température et sous forte pression, ce qui va actionner une turbine à vapeur attelée à un générateur pour produire de l’électricité. Le projet Désertec, ne pourrait être réalisé avant la mise en marche de l’Union pour la Méditerranée et l’effacement de tous les litiges politiques qui oppose les européens au reste du monde ensoleillé ; le Sahara occidental, la reconnaissance d’Israël par l’entité arabe, la reconnaissance de la souveraineté des pays africains etc. En effet dans ce projet, les contraintes ne sont pas seulement techniques, elles le sont aussi politiques: l’Europe devrait prendre une position claire envers le monde arabe et africain et traiter les problèmes communs avec équité, s’abstenir de soutenir les agressions israéliennes contre l’Etat Palestinien, l’Iran, la Syrie et le Liban. Du point technique des entraves suivantes devront être levées ; d’une part, les centrales doivent être installées dans des pays stables politiquement pour garantir la sécurité de l’approvisionnement européen en électricité; d’autre part, il faut trouver les moyens de financer des investissements colossaux, d’autant que le projet est supposé pouvoir s’autofinancer à long terme. Au départ, il aura bien entendu besoin d’une sécurité d’investissements, par exemple une garantie d’achat à un prix fixé, sachant que l’électricité ne doit pas être subventionnée pendant toute la durée. Desertec doit remplacer l’utilisation de l’énergie fossile et fissile évaluée à environ 18 000 TWh/an) par le solaire en si peu de temps? Mais Desertec ne se limitera pas à la production d’énergie : il participera aussi au développement des pays d’accueil grâce à la création de milliers d’emplois grâce à la construction d’usines de dessalement d’eau de mer pour les populations. En complément, il est prévu d’exploiter l’énergie éolienne le long de la côte marocaine et en Mer Rouge, et d’utiliser d’autres techniques solaires telles que le photovoltaïque concentré.
Conclusion Les gisements d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) et fissiles (uranium), même les plus extrêmes, ne représentent quant à eux que quelques dizaines d’années au rythme de leur consommation actuelle, et comme cette consommation ne cesse d’augmenter avec notamment la soif des « économies émergentes » des pays les plus peuplés de la planète (Chine, Inde, Brésil) à imiter nos propres comportements, l’échéance de leur épuisement ne cesse de se rapprocher. L’énigmatique projet ‘Désertec’ sur lequel l’Algérie pense bâtir son futur énergétique est à écarter pour le moment, l’énergie nucléaire reste la seule solution durable pour la continuité de notre développement de l’après-pétrole.
Expert en énergie
Algerian Society For International Relations
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