ENVIRONNEMENTAL

une pensée par jour (au moins) pour Eliz

Skip to: Content | Sidebar | Footer

Contacter l'administrateur

Réchauffement climatique: une méthode pour cibler les plus gros émetteurs

9 juillet, 2009 (00:21) | CO2, changement_climatique, étude | By: eliz

Une étude publiée lundi dans les Annales de l’académie nationale américaine des sciences (PNAS) propose une nouvelle approche de partage de la responsabilité des émissions de gaz à effet de serre ciblant les individus les plus gros émetteurs.

Intitulée “Partage des émissions de gaz carbonique (CO2) entre un milliard de gros émetteurs”, elle s’appuie sur un concept élaboré par Steve Pacala et Robert Socolow, co-auteurs de l’étude, privilégiant l’équité par “les responsabilités communes mais différenciées” des individus plutôt que des pays.

“Notre proposition va au-delà du critère d’émission de gaz carbonique par tête, pour identifier les individus qui sont de gros émetteurs dans tous les pays du monde”, affirment les auteurs de cette recherche de l’Université de Princeton, parmi lesquels le physicien Shoibal Chakravarty et l’économiste Massimo Tavoni de l’Université de Princeton (New Jersey, est).

Cette nouvelle méthode établit une très forte corrélation entre revenus et GES. “La plupart des émissions proviennent de façon disproportionnée des citoyens riches de la planète quelle que soit leur nationalité”, relève Shoibal Chakravarty : un grand volume de CO2 émis provient du mode de vie comme, l’usage de voitures, les voyages en avion, ou le chauffage et la climatisation de grandes habitations.

“Nous avons estimé qu’en 2008, seules 700 millions de personnes étaient responsables de la moitié des émissions de CO2″, précise ce chercheur. Actuellement, chaque individu de la planète émettrait, en moyenne, 5 tonnes par an de CO2. Chaque Européen en produirait… 10 tonnes par an, et chaque Américain… en produirait le double, selon cette étude.

Cette recherche montrerait qu’il serait possible de faire sortir trois milliards de personnes de la pauvreté absolue, en leur permettant de satisfaire leurs besoins de base avec des énergies fossiles. Mais sans pour autant gêner l’objectif mondial de réduction des émissions de CO2.

“Cette proposition fournit un point de départ important pour briser l’impasse entre pays développés et en développement sur la question des responsabilités respectives dans les émissions de CO2 dans l’atmosphère”, juge Robyn Eckersley, professeur de sciences politiques à l’Université de Melbourne en Australie.

Share |

Comments

Comment from robe
Time 4 mars 2010 at 0:07

Nos gouvernants du monde entier construisent patiemment le meilleur des mondes dont ils rêvent pour mieux régner, un monde où Ravage, Soleil Vert et autres Blade Runner deviendront réalité, un monde dans lequel on se tuera pour un bidon d’essence, une poignée de céréales douteuses ou une bouffée d’air frais tout simplement.

Non seulement les premiers objectifs de limitation des émissions de GES n’ont pas été respectés, non seulement les nouveaux objectifs pour 2050 étaient sans doute insuffisants, mais les pays du G8 et les grands pays émergents n’ont pas trouvé mieux que de renoncer à leurs engagements. Le Sommet de Copenhague n’annonce malheureusement comme un nouveau grand foutage de gueule.

Write a comment