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Le syndrome du Titanic ou Nicolas Hulot fait le constat du triste état de la planète

29 September, 2009 (23:30) | cinéma, documentaire, écologie, perspectives, solidarité | By: eliz

Après Home de Yann Arthus Bertrand, c’est au tour du film de Nicolas Hulot et de Jean-Albert Lièvre d’envahir les écrans français façon blockbuster pour une adaptation cinématographique de son livre éponyme. Plus noir que son prédécesseur, ce film n’est pas un documentaire prend bien soin de préciser Nicolas Hulot. Il ne montre pas notre belle planète bleue dans ses recoins les plus beaux. Ce n’est pas non plus une démonstration de la crise écologique. Il est « davantage un appel à la raison et un acte politique ». Un film un peu à l’image de ce que l’on peut penser d’un animateur devenu apôtre de l’écologie…

“Je ne suis pas né écologiste, je le suis devenu. Je suis un enfant moi aussi de cette société de consommation”, explique Nicolas Hulot dans la bande-annonce du film. Avant de hausser le ton : “le modèle économique dominant n’est plus la solution, mais bien le problème. Comment se résigner quand on voit que le superflu des uns est sans limite alors que l’essentiel des autres n’est même pas satisfait. On ne peut pas se satisfaire de tout cela”, ajoute-t-il.

Nicolas Hulot est catégorique : “Si on avait fait ce film il y a trois ans, il aurait probablement ressemblé au film d’Al Gore, sous la forme d’un grand constat écologique… Mais les phénomènes s’accélèrent. Je ne peux plus me cantonner à l’analyse de la seule crise écologique.”

Et d’ajouter “Je vois bien que toutes les crises – écologiques, économiques, alimentaires et climatiques – se combinent et qu’elles nous mènent droit vers une crise de l’humanité, voire humanitaire. Ce film veut inviter chacun à s’interroger sur le sens du progrès. J’ai cru longtemps que la planète était infinie, que la trace de l’homme était insignifante, que le progrès était un processus linéaire, irréversible, que la science, la technologie et les institutions nous mettaient à l’abri des menaces… Tout cela est un immense malentendu. On a érigé un système qui court à sa perte car il fonctionne sur le principe d’une croissance exponentielle et de ressources infinies dans un monde qui, lui, ne s’étend pas… Quand on aura à gérer une addition de pénuries, notre «vernis de civilisation» risque alors de voler en éclats ! Pas besoin d’être un prix Nobel pour comprendre qu’on arrive au bout du processus.”

Trois jours avant sa sortie officielle, le dimanche 4 octobre, une série d’avant-premières sera réservée aux enseignants et documentalistes. Les villes et cinémas concernés sont consultables sur le site dédié au film.

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Comments

Comment from david space
Time 28 October 2009 at 19:19

On peut le soutenir dans cette démarche, mais voilà tout…

Comment from taille crayon
Time 30 October 2009 at 21:51

Bravo un tres bon article
bon wek end a tous;;;

LORENT

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