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Océans : un film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud

21 January, 2010 (00:31) | cinéma, documentaire, éco-responsabilité | By: eliz

Longtemps, explorateurs et naturalistes ont sillonné les océans à la découverte de nouveaux mondes et d’autres formes de vie, naviguant au-dessus d’un univers insoupçonné.

Il y a seulement un demi-siècle, les hommes s’approchaient des étoiles, d’autres glissaient dans la profondeur des océans. Le film “Le Monde du silence” offrait à notre contemplation les premières images de ces proches et inaccessibles territoire et de leurs habitants.

Les fulgurants progrès technologiques, l’appropriation des espaces terrestres et maritimes, la soumission du règne animal confèrent dorénavant à l’espèce humaine un pouvoir absolu. On n’a jamais tant découvert, on n’a jamais tant agressé qu’aujourd’hui. La trace du génie humain souille rivages et profondeurs.

L’exploitation systématique et irraisonnée des océans allonge inéluctablement le cortège funèbre des animaux disparus. Aucun animal ne se dressera pour sa survie. Les cris des espèces menacées resteront inaudibles.

A quoi rêveront et que dessineront nos enfants si disparaissent les baleines et les dauphins? Rien ne serait plus inhumain qu’un monde où il n’existerait plus que des êtres humains. Eviter le désastre est encore possible. Il y a urgence.

Aussi avons nous “bien changé d’époque” nous dit le réalisateur. “On croyait la mer indomptable, inépuisable: elle se révèle fragile et vulnérable. Il faut la regarder avec conscience, ne plus se contenter de s’adresser aux générations futures. Nous sommes les générations futures! Le moment de la sensibilisation est passé. Fini de donner des leçons aux enfants: c’est aux adultes qu’il faut mettre des claques!“

site du film: http://www.oceans-lefilm.com/

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Comments

Comment from dav
Time 31 January 2010 at 21:56

Je sors de la projection, j’ai un gout amer, une nausée qui ne me lache plus, un dégout…

Que de merveilles, quel équilibre, quelle adaptation des espèces à leur environnement.

Les images sont magnifiques et allient la beauté des prises de vue à la prouesse technique qui s’oublie devant la dynamique et l’élan de vie des cétacés et des poissons.

Un crescendo qui nous emmène de plus en plus haut à chaque séquence.

La sobriété des commentaires nous permet d’illustrer nous même ce que nous voyons : les poissons clowns dans les anémones de mer y survivent en symbiose avec elles malgré leur dangerosité pour les autres espèces de poissons. Et pour cause, ils sont immunisés contre le venin des anémones…
Point trop de commentaires didactiques donc, pour faire place à l’émerveillement.

Et puis d’un coup, un filet. Dans ce filet un poisson qui nage gentiment, à distance des mailles. Puis un autre qui s’approche, plus près du filet. Encore un qui commence à se prendre dedans… puis des myriades de poissons, cétacés pris dans les mailles.
Ceux là sont prisonniers pour rien, ils ne sont pas chassés, vendus, consommées. Leur mort fait partie des dommages collatéraux comme on dit ailleurs pour d’autres drames.

Et puis nouvelle dégringolade, la pêche nous est montrée sous ses aspect les plus déconcertants ; requins amputés de leurs seuls ailerons et remis à l’eau tels quels, où ils finiront par mourir d’asphyxie car sans leur nageoires ils ne peuvent assurer le renouvellement d’eau nécessaires pour respirer avec leurs branchies.
Quel gaspillage et quelle cruauté : dans l’ordre qui vous plait.

Dès lors, je n’ai plus été capable de profiter de la suite du film et des images.

Je me suis refermé, je suis rentré dans mon trou, dans ma coquille, à l’instar des bernard l’ermite du début de la projection.

Je me suis senti trahi, piégé… Me montrer tout cela pour me dire ensuite que l’homme compromet tout.

Ne croyez pas que je sois une oie blanche, que j’ignore tout cela, que je ne veuille pas le voir.

Je suis tout autant informé que les autres, et peut être même plus que la moyenne, comme d’ailleurs je pense, l’ensemble des spectateurs dans la salle de cinéma.
Et pour cause, qui se dérange pour aller voir ce genre de film si ce ne sont les hommes et les femmes sensibles à la nature, à sa beauté, sa sauvagerie, son équilibre.

Qui donc parmi les spectateurs est venu par hasard, choisissant résolument ce film plutôt que “Avatar », la « Princesse grenouille » ou un autre. Il n’y a pas de curieux dans la salle, tous sont acquis aux thèses défendues par l’auteur.
Alors, à quoi bon nous faire la leçon à nous, pourquoi nous renvoyer chez nous avec cette cruauté, ce gâchis.
Il suffit de regarder la télévision pour y être confronté, et j’y suis confronté car je suis un téléspectateur assidu de documentaires animaliers et autres images de la Terre.
J’ai moi-même à mon échelle infléchi ma façon de vivre et de consommer, goutte d’eau parmi d’autres… mais je suis concerné, je me sens parti prenante de ces enjeux.

J’allais donc voir ce qui « reste de beau dans les océans », conscient de la fragilité de la planète, comme l’ensemble des spectateurs, je le répète et j’en suis certain.

J’allais voir le film avec un état d’esprit complètement différent des autres réalisations que je vais voir ; d’ailleurs, dans la file d’attente et dans la salle avant la projection, quant les lumières étaient allumées, une certaine connivence, entente, unité, oserais-je « communion » parmi les spectateurs. C’était bien là le rendez-vous des amoureux de la nature.
Etait-il donc nécessaires de finir le film comme les autres du même genre : l’homme est horrible, il souille tout, corrompt tout, s’approprie, dénature, anéantit… Je le sais, nous le savons tous… surtout nous tous qui sommes dans la salle. Nous venons justement chercher de quoi nous donner des forces : la nature est encore là, elle vit. Redoublons d’effort dans notre vie quotidienne car … J. Perrin nous a donné à voir Ô combien elle est belle. J’y allais pour cela, je faisais confiance, dans un sentiment d’être entre amis.
Et puis cela se termine comme les autres documentaires. Ce n’est plus un film, c’est un documentaire, avec sa conclusion attendue : « Capri, c’est fini, et dire que c’était la… ».
Les alarmes sont nécessaires, les SOS indispensables, les alertes bénéfiques, mais de temps en temps, un peu de repos, un peu de joie pure, la contemplation de l’Eden sans nous mettre le serpent sous le nez, souffler sur son gâteau qui a 20 bougies sans nous agiter le déambulateur du grand père devant les yeux.
Ce n’est pas se voiler la face, c’est reprendre des force.

J’allais reprendre des forces dans un moment de contemplation de la beauté du monde sauvage, l’esprit relaché, je me suis retrouvé la tête plongé de force sous l’eau nauséabonde du monde réel, par surprise, sans avoir pu prendre ma respiration avant.

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