Transgreen: un réseau pour acheminer de l’électricité verte en Europe
Un an seulement après le lancement du projet Desertec, un consortium réunissant douze entreprises européennes, c’est au tour du projet Transgreen de voir le jour. Le projet consiste en la création d’un réseau électrique réunissant les pays membres de l’union pour la Méditerranée et capable de produire et de transférer l’électricité durable du Sud vers le Nord. Il est complémentaire du plan solaire pour la Méditterranée dont l’objectif vise une production de 20 Gigawatts d’énergies renouvelables à l’horizon 2020 dont un quart, soit 5 Gigawatts, est destiné à être exporté vers l’Europe.
Il n’existe à ce jour qu’une ligne à courant alternatif, passant sous le détroit de Gibraltar, d’une capacité de 1,4 gigawatt reliant l’Afrique à l’Europe. Cette capacité est insuffisante pour transporter les 5 GW prévus dans le cadre du Plan solaire méditerranéen d’ici 2020.
L’enjeu est donc de développer des infrastructures de transport et d’interconnexion reliant les sites de production au continent européen, par des lignes sous-marines à courant continu haute tension (CCHT).
Un protocole d’accord en vue de créer le consortium Transgreen a donc été signé le 5 juillet dernier qui a pour objet d’étudier, dans un premier temps, la faisabilité d’un réseau de transport de l’électricité entre les rives nord et sud de la Méditerranée et le développement des interconnexions autour du bassin méditerranéen.
Pour l’heur, ce sont treize entreprises qui ont adhéré au projet Transgreen (Abengoa, l’AFD, Alstom, Areva, Atos Origin, CDC infrastructure, EDF, Nexans, Prysmian, Red Eléctrica de España, RTE, Siemens, Taqa Arabia) qui reste néanmoins ouvert à d’autres entreprises.












































































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