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Et les lauréats 2010 du prix Pinocchio sont …

16 November, 2010 (01:14) | développement_durable, éco-responsabilité, greenwashing, manifestations | By: eliz

Les prix Pinocchio 2010 ont été remis la semaine dernière par l’ONG Les Amis de la Terre à l’issue d’un vote, ouvert du 13 octobre au 9 novembre, qui aura comptabilisé 7094 voix.

Organisés chaque année depuis 2008, les Prix Pinocchio du développement durable entendent dénoncer le bilan désastrueux de grandes multinationales en termes économiques, environnementaux et sociaux et surtout le décalage entre la parole institutionnelle et les actes sur le terrain.

Cette année, dans la catégorie ” droits humains”,  le groupe Somdiaa, filiale de l’entreprise d’agroalimentaire Vilgrain, se voit “récompensé” pour les impacts de ses activités de production et de transformation de canne à sucre, ”dont l’extension se fait aux dépens des communautés rurales qui voient leur sécurité alimentaire menacée”.

Dans la catégorie ”environnement”, le groupe français minier Eramet est distingué pour son projet de développement de la mine de nickel de Weda Bay, en Indonésie. Or, ce projet extractif à grande échelle serait situé ”dans les fragiles écosystèmes forestiers de l’île d’Halmahera”, selon  Les Amis de la Terre.

Enfin, dans la catégorie ”greenwashing”, la palme revient au Crédit agricole. Lors de sa récente campagne de communication ”It’s Time for Green Banking”,  la banque affirme avoir adopté un positionnement en faveur d’une croissance durable, alors ”qu’en août dernier, elle investissait dans la centrale à charbon de Medupi en Afrique du Sud, un projet polluant et décrié par la société civile internationale”, rappelle  l’ONG.

Au-delà du caractère symbolique de la manifestation, les Pinocchios de l’environnement sont un bon moyen de faire avancer le débat public sur la responsabilité sociale et environnementale des multinationales. Cela pourrait être d’autant plus bénéfique si les entreprises à l’instar du Crédit agricole qui a revendu des actions qu’il détenait dans l’entreprise Dongfeng, fournisseur des militaires birmans à la suite de sa nomination en 2009 dans la catégorie «droits humains», réagissaient en corrigeant le tir plutôt qu’en faisant la sourde oreille.

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